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Formulation

Les étapes de la formulation cosmétique sur mesure, du brief au lot industriel

Rédigé par l’équipe Oppenheimer Lab — Relu par Mohamed Arbi Jallali, Associé, responsable production et formulateur

Publié le · Mis à jour le

14 min de lecture

Les étapes de la formulation cosmétique sur mesure mènent au développement d’une formule exclusive, à partir de votre cahier des charges. La R&D la conduit par étapes, du brief au choix des ingrédients, puis des prototypes aux tests de stabilité et de compatibilité, jusqu’à la transposition industrielle et au dossier réglementaire. À chaque étape, elle arbitre entre performance, stabilité, faisabilité industrielle, coût et conformité.

Ce guide montre ce travail réel et la façon dont ces choix préparent le DIP, la personne responsable et la notification CPNP exigés à l’export, en s’appuyant sur les erreurs relevées par la DGCCRF. Pour un projet précis, découvrez notre service de formulation sur mesure. Cet article informatif renvoie au Règlement (CE) n° 1223/2009 pour les obligations.

Qu’est-ce que la formulation cosmétique sur mesure, et quand la préférer à une formule existante ?

La formulation cosmétique sur mesure est la création d’une formule exclusive à partir du cahier des charges d’une marque. Elle se justifie quand aucune formule existante ne répond au bénéfice, à la texture ou au positionnement visés. Elle demande plus de temps qu’une marque blanche. Chez Oppenheimer Lab, comptez 6 à 12 mois, contre 45 à 90 jours.

Sur mesure, marque blanche, marque privée : trois niveaux d’engagement

La marque blanche est une formule existante, déjà développée par le laboratoire, que vous commercialisez sous votre nom avec votre packaging. La marque privée est une formule adaptée à partir d’une base existante, avec des ajustements de texture, de parfum ou d’actifs selon votre positionnement. Le sur mesure part d’une page blanche : la R&D conçoit une formule exclusive, propre à votre projet.

Ces trois niveaux n’engagent ni le même calendrier ni le même investissement. Chez Oppenheimer Lab, la marque blanche demande 45 à 90 jours, la marque privée 3 à 6 mois et la formulation sur mesure 6 à 12 mois. Les petites séries sont possibles sur étude, à partir de 200 pièces, voire 100 selon le projet. Pour comparer ces options en détail, consultez nos articles sur la marque blanche et la marque privée.

Les signaux qui justifient un développement exclusif

Avant de lancer un développement, vérifiez qu’aucune formule existante ne convient. Oppenheimer Lab propose plus de 500 formules disponibles, une alternative plus rapide si l’une d’elles répond à votre brief. Le sur mesure devient pertinent dans les situations suivantes :

  • Un bénéfice non couvert : le résultat visé n’existe dans aucune formule du catalogue.
  • Une texture spécifique : la sensorialité recherchée exige une architecture de formule nouvelle.
  • Un ingrédient signature : votre marque repose sur un actif identitaire, comme l’huile de figue de Barbarie, la nigelle ou le romarin.
  • Une contrainte de certification : la formule doit répondre à un référentiel précis. Chez Oppenheimer Lab, les certifications COSMOS, Ecocert, Vegan et Halal sont disponibles sur demande.

Les sections suivantes détaillent chaque étape de ce développement, et les articles satellites du cluster Formulation approfondissent chacune d’elles.

Comment rédiger un brief que la R&D peut réellement exploiter ?

Un brief exploitable fixe dès le départ la cible, le bénéfice recherché, le prix de vente, la quantité et le budget global, commercialisation comprise. Sans ces cinq repères, la R&D ne peut pas arbitrer entre performance, coût et faisabilité. Un brief qui change en cours de route allonge le développement et aggrave le risque d’échec du projet.

Les cinq éléments à fixer avant tout développement

Le cahier des charges cosmétique est le document qui traduit votre projet en exigences précises pour le formulateur. Avant de développer, nous fixons avec vous cinq éléments :

  • La cible : à qui s’adresse le produit, avec quel type de peau ou de cheveux.
  • Le bénéfice recherché : le résultat que le produit doit apporter.
  • Le prix de vente : il borne le coût de la formule et du packaging.
  • La quantité : le volume de la première série oriente les choix industriels.
  • Le budget global : développement, production et commercialisation compris.

D’autres informations rendent le brief plus solide : la texture souhaitée, le packaging envisagé, les allégations prévues et les certifications visées. Nous recommandons aussi de définir les pays de vente dès le brief, afin de préparer les justificatifs et les emballages correspondants.

Pourquoi un brief instable fait dériver le projet

Ce qui fait le plus souvent échouer un projet, c’est le décalage entre l’ambition, le budget et le calendrier. Une formule exclusive, un packaging personnalisé et plusieurs références, avec un budget de démarrage limité et une date de lancement trop proche, forment une équation difficile à tenir. Un brief qui change constamment aggrave le problème, car chaque modification relance une partie du travail.

Le calendrier commercial pèse aussi sur le brief. Les demandes de nos clients suivent les saisons : en été, surtout les produits solaires, en hiver, les soins hydratants et les solutions pour peaux grasses. Notre conseil : anticipez ces pics de plusieurs mois dans votre planning de développement et de production. Pour replacer le brief dans votre projet global, parcourez les étapes pour lancer sa marque cosmétique.

Comment la R&D choisit-elle les ingrédients d’une formule ?

La R&D choisit chaque ingrédient selon sa fonction, sa compatibilité avec le reste de la formule, son statut réglementaire, sa disponibilité et son coût. Les allégations prévues orientent aussi ce choix : tout bénéfice revendiqué doit être justifiable, conformément à l’article 20 du Règlement (CE) n° 1223/2009 et au Règlement (UE) n° 655/2013.

Performance, stabilité, coût, conformité : les arbitrages

Chaque ingrédient remplit un rôle précis : actif, émulsionnant, texturant, conservateur ou parfum. Le formulateur vérifie qu’un actif performant ne déstabilise pas l’émulsion et que son coût reste compatible avec le prix de vente fixé dans le brief. Un ingrédient signature, comme l’huile d’argan ou le beurre de karité, doit aussi être disponible dans une qualité constante pour les séries futures.

La liste INCI est la nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques, utilisée pour déclarer la composition sur l’étiquette. Selon la DGCCRF, les ingrédients y apparaissent dans un ordre précis. Chaque choix de la R&D se lit donc directement sur votre emballage.

Les allégations se préparent dès le choix des actifs

Une allégation est une mention, écrite ou visuelle, qui attribue un bénéfice ou une caractéristique au produit. Selon la DGCCRF, une part importante des allégations contrôlées n’était pas conforme. Parmi les anomalies les plus fréquentes figure le défaut de preuves. L’administration relève aussi des ingrédients mis en avant mais absents ou sous-dosés.

« […] la présence d’allégations tendant à conférer aux produits la qualification de médicament […] » (DGCCRF)

Pour éviter ces écueils, listez vos allégations dès le brief. Demandez ensuite à votre laboratoire comment chaque actif retenu les justifie : dosage, données fournisseur ou tests prévus. Un bénéfice impossible à prouver doit être reformulé avant le développement, et non au moment de l’étiquetage.

Que se passe-t-il entre le premier prototype et la formule validée ?

Le prototype est une première version de la formule, fabriquée en petite quantité au laboratoire. La R&D l’ajuste par itérations successives (texture, parfum, couleur, pH, sensorialité) jusqu’à obtenir un échantillon conforme au brief. La marque valide alors cet échantillon. Viennent ensuite les tests de stabilité et de compatibilité, puis la transposition industrielle.

Les itérations de laboratoire

Une itération est une nouvelle version du prototype, modifiée à partir des retours de la marque ou des observations du formulateur. Chaque ajustement porte sur un paramètre précis : une texture trop riche, un parfum trop présent, une couleur instable ou un fini qui ne correspond pas au positionnement. Pour situer la sensorialité visée, parcourez le panorama des textures cosmétiques.

Documentez chaque modification de formule, même mineure. Selon la DGCCRF, certaines évaluations de sécurité contrôlées n’avaient pas suivi les évolutions du produit. Demandez donc à votre laboratoire un historique des versions, avec la date et la nature de chaque changement.

Les critères de validation d’un échantillon

Un échantillon validé répond au brief sur l’essentiel. Avant de donner votre accord, vérifiez plusieurs points :

  • L’aspect et l’odeur : ils correspondent à l’expérience promise au consommateur.
  • Le comportement à l’application : la pénétration, le fini et la sensation après usage sont conformes au brief.
  • Le coût estimé : il reste compatible avec le prix de vente fixé au départ.
  • La faisabilité industrielle : la formule pourra être reproduite à l’échelle de production.

Cette validation marque la fin du travail exploratoire. Toute modification ultérieure relance une partie des tests : mieux vaut donc trancher à ce stade plutôt qu’après la transposition industrielle.

Quels tests de stabilité et de compatibilité contenant-contenu prévoir ?

Le test de stabilité vérifie que la formule conserve son aspect, son odeur, sa texture et ses propriétés dans le temps et sous différentes conditions de conservation. Le test de compatibilité contenant-contenu vérifie que l’emballage protège la formule sans l’altérer, et inversement. Ces résultats, avec le contrôle microbiologique, alimentent l’évaluation de sécurité et le dossier d’information produit.

Le test de stabilité : vérifier que la formule tient dans le temps

Le test de stabilité est une série d’observations menées sur la formule validée, conservée dans des conditions contrôlées, pour détecter toute dérive. Il permet de vérifier que le produit vendu correspond toujours à l’échantillon approuvé. Les paramètres suivis portent notamment sur :

  • L’aspect : homogénéité, brillance, absence de dépôt.
  • L’odeur et la couleur : aucune évolution perceptible par le consommateur.
  • Le pH : il reste dans la plage prévue pour la formule.
  • La viscosité : la texture ne s’épaissit ni ne se liquéfie.
  • La séparation : l’émulsion ne déphase pas et les huiles ne remontent pas.

Ces résultats orientent aussi la mention de durée portée sur l’emballage. Selon la DGCCRF, la date de durabilité minimale renseigne sur la sécurité du produit dans le temps. La PAO est la durée pendant laquelle un produit peut être utilisé après son ouverture, signalée par le symbole du pot ouvert.

L’article 19 du Règlement (CE) n° 1223/2009 fixe la règle : la date de durabilité minimale est obligatoire pour les produits dont la durabilité ne dépasse pas le seuil défini par le texte. Au-delà de ce seuil, la PAO la remplace. Vérifiez la règle dans le texte officiel avec votre laboratoire avant de finaliser l’étiquette.

Le contrôle microbiologique et l’efficacité du conservateur

Le contrôle microbiologique est l’analyse qui vérifie qu’un produit ne contient pas de micro-organismes au-delà des limites acceptables. Le challenge test, ou test d’efficacité du conservateur, est un essai qui contamine volontairement la formule pour vérifier que son système conservateur limite la prolifération des germes. Il concerne en priorité les formules riches en eau, plus exposées à la contamination pendant l’usage.

Le dosage du conservateur reste encadré par la réglementation. Lors de ses contrôles des cosmétiques pour bébés et enfants, la DGCCRF a relevé un produit non conforme sur ce point. Demandez à votre laboratoire les résultats de ces deux analyses : ils rejoignent l’évaluation de sécurité.

Le couple formule-contenant : un test à ne pas sauter

La compatibilité contenant-contenu est l’absence d’interaction indésirable entre la formule et son emballage. Un contenant doit protéger le produit, distribuer correctement sa texture et résister au transport. Conseil que nous répétons souvent : ne commandez jamais vos flacons avant d’avoir validé leur compatibilité avec la formule.

Un flacon airless peut être pertinent pour certaines formules, mais il n’est pas automatiquement le meilleur choix. Nous recommandons de tester le couple formule-contenant avant de lancer toute la commande. Ce test doit aussi figurer dans le dossier : lors de ses contrôles, la DGCCRF a relevé des manques dans les DIP. Pour approfondir ces exigences, consultez nos guides réglementation et qualité.

Comment une formule passe-t-elle du laboratoire au lot industriel ?

La transposition industrielle consiste à reproduire à grande échelle une formule mise au point en laboratoire, avec le même résultat. Les équipements, l’ordre d’incorporation des ingrédients et les temps de mélange changent. La production doit suivre les Bonnes Pratiques de Fabrication cosmétiques (ISO 22716), exigées par l’article 8 du Règlement (CE) n° 1223/2009.

La transposition industrielle : changer d’échelle sans changer le produit

Une formule qui fonctionne en bécher ne se comporte pas toujours de la même façon dans une cuve de production. La vitesse d’agitation, la montée en température et le refroidissement modifient la texture ou la stabilité. La R&D ajuste donc le procédé, sans toucher à la composition validée, pour retrouver l’échantillon approuvé.

Ce procédé doit être décrit précisément dans le dossier. Lors de ses contrôles, la DGCCRF a constaté un manque fréquent. Demandez à votre laboratoire une méthode de fabrication écrite, rattachée à la version finale de la formule. Pour connaître les capacités de production, consultez notre page production et fabrication cosmétique.

BPF et traçabilité du lot

Les BPF sont l’ensemble des règles d’organisation, d’hygiène et de contrôle qui garantissent une production constante et maîtrisée. Avant de lancer votre premier lot, demandez à votre laboratoire sur quel référentiel repose sa production, par exemple l’ISO 22716, et quelle quantité minimale il fixe par référence.

Un lot est une quantité de produit fabriquée en une même opération, identifiée par un numéro unique. La traçabilité est la capacité à retrouver l’historique de ce lot : matières premières, étapes, contrôles. Chez Oppenheimer Lab, l’historique complet d’un lot est disponible sous 24 heures.

Exigez aussi une déclaration de conformité aux BPF signée. Selon la DGCCRF, ce document fait parfois défaut dans les dossiers contrôlés. En France, la DGCCRF délivre un certificat BPF aux établissements qui exportent hors de l’UE. Cette démarche concerne uniquement les sites implantés en France.

Quels dossiers réglementaires la R&D prépare-t-elle pour l’export ?

Pour vendre dans l’Union européenne, un cosmétique doit avoir une personne responsable établie dans l’UE et un dossier d’information produit (DIP) incluant l’évaluation de sécurité (CPSR). Il lui faut aussi un étiquetage conforme et une notification CPNP avant sa mise sur le marché. La R&D fournit l’essentiel des données techniques de ce dossier : formule, méthode de fabrication et résultats des tests.

Personne responsable, DIP, évaluation de sécurité et CPNP

La personne responsable est l’acteur qui garantit la conformité du produit mis sur le marché, au sens de l’article 4 du Règlement (CE) n° 1223/2009. Selon la DGCCRF, ce rôle ne revient pas toujours au même acteur. Le DIP, appelé PIF en anglais, est le dossier technique prévu par l’article 11. Il réunit la formule, la méthode de fabrication et le CPSR, le rapport de sécurité du produit cosmétique exigé par l’article 10.

La notification CPNP est la déclaration du produit sur le portail européen, prévue par l’article 13. La DGCCRF précise qu’elle intervient avant la commercialisation. L’étiquetage, encadré par l’article 19, reprend ensuite les données du dossier. Oppenheimer Lab prépare les dossiers d’information produit (DIP) et les notifications CPNP.

Une question revient souvent : un produit fabriqué en Tunisie peut-il être vendu directement en France ? Notre réponse : la fabrication en Tunisie ne dispense pas des exigences du marché de destination. La notification n’est ni une autorisation ni une certification de qualité.

Les erreurs les plus relevées lors des contrôles

Selon la DGCCRF, l’étiquetage et le dossier arrivent en tête des manquements. L’administration observe aussi des sous-traitances mal encadrées.

« Ainsi, la personne responsable ne détient parfois pas le DIP, ce qui constitue une infraction au règlement Cosmétiques. » (DGCCRF)

Pour éviter ce risque, demandez à votre laboratoire un contrat écrit. Il doit préciser qui constitue le DIP, qui réalise l’évaluation de sécurité et qui détient le dossier final. Pour préparer chaque marché, consultez nos articles consacrés à l’export cosmétique. Ce contenu est informatif : seul le texte officiel du Règlement (CE) n° 1223/2009 fait foi.

Combien de temps dure un développement sur mesure, étape par étape ?

Chez Oppenheimer Lab, une formulation cosmétique sur mesure demande 6 à 12 mois, contre 3 à 6 mois en marque privée et 45 à 90 jours en marque blanche. La durée dépend surtout de la stabilité du brief, du nombre d’itérations, des tests, de la disponibilité du packaging et de la préparation du dossier réglementaire.

Tableau récapitulatif des étapes

Le calendrier de développement est l’enchaînement des étapes qui mènent du brief au premier lot commercialisable. Chaque étape produit un livrable qui conditionne la suivante. Le tableau ci-dessous résume les six étapes de ce guide.

Les étapes d’une formulation cosmétique sur mesure
ÉtapeRôle de la R&DArbitrage principalLivrable
BriefTraduire le projet en exigences techniquesAmbition, budget et calendrierCahier des charges validé
Choix des ingrédientsSélectionner actifs, texturants et conservateursPerformance, coût et conformitéComposition de départ
PrototypesAjuster la formule par itérationsSensorialité et fidélité au briefÉchantillon approuvé
Stabilité et compatibilitéObserver la formule et son contenant dans le tempsChoix du packagingRésultats de tests, PAO
Transposition industrielleAdapter le procédé à l’échelle de productionFaisabilité industrielleMéthode de fabrication écrite
Dossier réglementaireFournir les données techniquesMarchés de destinationDIP, CPSR, notification CPNP

Ce qui allonge ou raccourcit le calendrier

Le premier facteur est la stabilité du brief. Chaque changement de cible, de bénéfice ou de budget relance une partie du travail. Fixer les cinq repères du brief dès le départ reste donc le meilleur moyen de tenir les délais.

Le packaging pèse aussi sur le planning. Nous recommandons de tester le couple formule-contenant avant de lancer toute la commande de flacons. Un contenant commandé trop tôt, puis jugé incompatible, retarde l’ensemble du projet.

Enfin, tenez compte des saisons. Les produits solaires sont surtout demandés en été, les soins hydratants et les solutions pour peaux grasses en hiver. Notre conseil : démarrez le développement plusieurs mois avant le pic visé.

Pour estimer le calendrier de votre projet, vous pouvez demander un devis pour votre formule. Oppenheimer Lab répond aux demandes de devis sous 48 h ouvrées.

Pourquoi développer sa formule en Tunisie ?

La Tunisie dispose d’un secteur cosmétique établi et exportateur, proche de l’Europe et du Golfe, avec des ingrédients locaux comme l’huile d’olive ou le romarin. Le choix d’un laboratoire repose toutefois sur des éléments vérifiables : qualité des échantillons, conformité ISO 22716, documentation réglementaire, coût rendu et fiabilité du planning.

Un secteur structuré et tourné vers l’export

Selon La Presse (mars 2025), le secteur tunisien compte environ 774 entreprises et près de 7 600 emplois. Le même média chiffre les exportations à environ 225 millions de dinars à la fin de l’année 2024. Selon L’Économiste Maghrébin (mars 2025), le secteur pèse 1,35 % du PIB. Ses produits partent notamment vers la France, l’Allemagne et l’Espagne.

Selon WMC (janvier 2026), le secteur réunit 60 entreprises et exporte pour environ 270 MD. L’écart entre 774 et 60 entreprises montre que ces deux décomptes ne reposent pas sur le même périmètre : retenez un ordre de grandeur. Le ministère de l’Industrie souhaite aussi valoriser les plantes locales.

Oppenheimer Lab est installé en Tunisie, où il livre en 48 h. Le laboratoire a accompagné plus de 50 marques et exporte vers plus de 30 pays.

Ce qu’il faut vérifier chez votre laboratoire

Le coût rendu est le prix du produit livré à destination, transport et formalités compris. Avant de vous engager, contrôlez les points suivants :

  • Les échantillons : ils sont conformes au brief et reproductibles.
  • La conformité ISO 22716 : la déclaration BPF est fournie et signée.
  • La documentation réglementaire : le contrat précise qui prépare le DIP et la notification CPNP.
  • Le coût rendu : il inclut le transport et les formalités export.
  • Le planning : chaque étape a un livrable daté.

Pour approfondir chaque étape, parcourez tous nos articles sur la formulation cosmétique.

Sources

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour développer une formule cosmétique sur mesure ?

Chez Oppenheimer Lab, une formulation cosmétique sur mesure demande 6 à 12 mois. Ce délai couvre le brief, les itérations de prototypes, les tests de stabilité et de compatibilité, la transposition industrielle et le dossier réglementaire. Il s’allonge surtout quand le brief change en cours de route ou quand le packaging arrive tard. À titre de comparaison, une marque blanche demande 45 à 90 jours.

Quelle différence entre une formule sur mesure et une formule en marque blanche ?

La formule sur mesure est créée exclusivement pour votre projet, alors que la marque blanche reprend une formule existante déjà développée par le laboratoire. La première répond à un bénéfice, une texture ou un ingrédient signature introuvables dans un catalogue ; la seconde permet de lancer plus vite. Chez Oppenheimer Lab, comptez 45 à 90 jours en marque blanche, contre 6 à 12 mois en sur mesure.

Que doit contenir le cahier des charges d’un produit cosmétique ?

Le cahier des charges doit fixer au minimum la cible, le bénéfice recherché, le prix de vente, la quantité et le budget global, commercialisation comprise. Complétez-le avec la texture souhaitée, le packaging envisagé, les allégations prévues, les certifications visées et les pays de vente. Ces repères permettent au formulateur d’arbitrer entre performance, coût et conformité sans relancer le travail à chaque étape.

Qu’est-ce qu’un DIP et qui doit le constituer ?

Le DIP est le dossier d’information produit prévu par l’article 11 du Règlement (CE) n° 1223/2009, et la personne responsable doit le détenir. Il réunit notamment la formule, la méthode de fabrication et le rapport de sécurité (CPSR). Sa constitution peut être confiée au laboratoire : un contrat écrit doit alors préciser qui le prépare et qui détient la version finale. Oppenheimer Lab prépare les DIP.

Peut-on vendre en Europe un cosmétique formulé et fabriqué en Tunisie ?

Oui, à condition de respecter les exigences de l’Union européenne, dont la fabrication en Tunisie ne dispense pas. Il faut une personne responsable établie dans l’UE, un DIP avec évaluation de sécurité, une composition et un étiquetage conformes, puis une notification CPNP avant la mise sur le marché. Cette notification n’est ni une autorisation ni une certification de qualité.

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